Exposition permanenteCharpentier de marineMusée Maritime

Portrait de Gilbert Castet, président du Musée maritime, mai 2012

M. le président, depuis quand êtes-vous membre de l’association du Musée Maritime de Nouvelle-Calédonie ?

Depuis 1999, c'est-à-dire depuis son ouverture. J’étais depuis 1996 membre de Fortunes de Mer et de Salomon. En 2000 j’ai été élu président de Fortunes de Mer et j’ai occupé ce poste jusqu’en 2009. Dans les statuts des deux associations, avait été prévu la réalisation d’un musée. Les reliques provenant des fouilles sous-marines, les documents, les archives ont vocation à être exposés dans des buts culturels et pédagogiques. C’est donc une association qui s’est constituée, cela présente l’avantage d’une certaine autonomie puisqu’elle est souveraine dans son fonctionnement. C’est une difficulté au quotidien que la quête de ressources. Le musée est heureusement très soutenu tout d’abord par le Port Autonome de Nouvelle Calédonie et d’autres partenaires, le Gouvernement, la Province Sud, la Ville de Nouméa, Enercal, la SLN.

Pouvez-vous nous expliquer le lien actuel entre les associations Fortunes de Mer et Salomon et le Musée Maritime?

Les membres des Associations Fortunes de Mer Calédoniennes et Salomon sont pratiquement tous membres de l’association Musée Maritime de Nouvelle-Calédonie.

Il y a là une cohérence. En effet, le mobilier archéologique issu des campagnes de fouilles Fortunes de Mer est systématiquement confié pour traitement, conservation, restauration et éventuelle exposition au Musée Maritime. On ne peut pas se passionner pour l’histoire maritime, pour les recherches sous-marines et ne pas maintenir le lien avec le musée qui assure la suite logique des opérations.

Pour ce qui est de la collection La Pérouse, provenant des campagnes menées par Salomon à Vanikoro, l’Etat français a affiché, sa propriété des reliques extraites lors des huit campagnes de fouilles réalisées. Le musée s'est vu confier la quasi-totalité de ces pièces. Les plus représentatives, les plus belles, seront exposées ici même.

Depuis quand exercez-vous la fonction de Président de l’association du Musée Maritime et en quoi consiste votre rôle au Musée?

Je suis président de l’association depuis deux ans, celle-ci fonctionne selon les règles habituelles mais la quantité des activités, la permanence indispensable face à l’accueil de public, les compétences nécessaires pour le traitement et la restauration des objets, toutes ces spécificités entraînent l’obligation d’une équipe permanente conduite par Valérie Vattier, directrice. Les deux structures, le bureau de l’association et cette équipe, collaborent parfaitement pour assurer le fonctionnement optimum.

Le Musée Maritime est fermé depuis plus de 2 ans et travaille activement à sa réouverture. Pouvez-vous nous parler du projet de réaménagement du Musée ?

Ouvert au public en 1999, le musée avait affiché une image, une personnalité. Il avait aussi à de nombreuses reprises, réalisé des expositions temporaires très appréciées. Dix ans de fonctionnement méritaient un rajeunissement de l’exposition permanente. Ce travail du fond et de la forme est en cours d’achèvement. L’association et l’équipe du musée se sont adressées à des spécialistes de la muséographie, de la scénographie et leurs propositions ont permis la mise sur pied du projet en cours. A cela s’ajoute une extension du bâtiment, l’application rigoureuse des règles concernant la sécurité des visiteurs mais aussi celles de la conservation du mobilier archéologique. Tout cela avance à grands pas.

Et enfin question que tout le monde attend, quand le musée ré-ouvrira-t-il ses portes ?

Une date précise est difficile à fixer aujourd’hui. Les entreprises, les scénographes, les personnels du musée, tout le monde travaille pour que, au début du dernier trimestre de cette année, vous soyez émerveillés par la visite que vous avez tant attendue.

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