Exposition permanenteCharpentier de marineMusée Maritime

Marion Schneider, stagiaire de l'Ecole du Louvre, a rejoint le Musée en février 2011 pour un stage de 3 mois. Avant son départ nous recueillons ses impressions...

Marion, peux-tu nous raconter ton parcours?

Après mon bac, je suis entrée à l’école du Louvre où j’ai suivi les deux cycles de l’école. Puis en 5ème année je me suis spécialisée en médiation culturelle.

Pourquoi avoir choisi ces études ?

A la base par intérêt pour l’art, j’ai fait de l’art plastique en option au lycée, même si je préparais un bac scientifique. C’est ce qui m’a incité à me diriger vers des études en rapport avec l’art.

Nous avons déjà accueilli plusieurs stagiaires de l’Ecole du Louvre en médiation culturelle, Elise, Morgane et puis toi, il y a-t-il maintenant une « filière » à l’Ecole du Louvre pour un « stage au Musée Maritime de Nouvelle-Calédonie ? »

Oui, en quelque sorte, c’est parce que la personne responsable du master en médiation est Claire Merleau-Ponty qui connait bien Valérie Vattier, la directrice du Musée Maritime, c’est donc par Mme Merleau-Ponty que nous avons ces offres de stage proposées à toute la promotion.

Connaissais-tu la Nouvelle-Calédonie avant ?

Juste de nom. Je connaissais le centre culturel Tjibaou, car j’ai étudié dans le cadre de mes études la Fondation Beyeler, à Bâle en Suisse, qui a été conçu par Renzo Piano. De fil en aiguille, par curiosité, j’ai découvert une autre architecture de Renzo Piano, le Centre Culturel Tjibaou.

A l’Ecole du Louvre y-a-t-il d’autres stages proposés en dehors de la métropole ? A l’étranger ?

Dans ma promotion, il y a deux personnes en stage au Québec, l’école a de bons contacts avec le Québec. Il y a notamment un séminaire sur la muséologie canadienne que les élèves peuvent suivre à l’université de Montréal pendant 3 mois. Séminaire très intéressant !

Tu fais un stage de 3 mois au sein du Musée Maritime de Nouvelle-Calédonie, quel est le sujet de ton stage ?

La conception des espaces « enfants-familles » qui va être intégré au nouveau parcours de l’exposition permanente.

Tu peux nous en dire un peu plus ?

Ce sont des espaces de jeux qui permettront d’aborder de façon plus ludique et pédagogique les notions abordées dans l’exposition permanente. Leur spécificité sera de ne pas être des espaces pensés uniquement pour les enfants, qui plus est dans le cadre scolaire, mais plutôt pour permettre à la famille de passer un moment ensemble.

On essaie de privilégier l’aspect sensoriel et les manipulations pour que ce soit accessible à tous et que cela apporte quelque chose à chaque membre de la famille.

Par exemple, les notions abordées pour le module La Pérouse permettront d’avoir de grands repères sur ce qu’est un voyage d’exploration au XVIIIème siècle. Où, quand, comment, pourquoi on voyage à cette époque.

Comment les espaces enfants familles seront-ils intégrés à la nouvelle exposition permanente ?

Dans chaque module de l’exposition il y aura un espace physiquement délimité du reste du parcours qui sera dédié aux familles, et le fait de les séparer du parcours général permettra de créer une intimité, un espace d’échanges entre parents et enfants.

Qu’as-tu appris lors de ce stage ?

Beaucoup de choses. J’ai eu droit à un condensé d’histoire de la Nouvelle-Calédonie et d’histoire maritime puisque j’ai travaillé en parallèle sur toutes les thématiques de la nouvelle exposition (module La Pérouse, module Ressources et Commerce etc…).

En fait ce qui m’a intéressé c’est d’être présente au musée lors de la création de la nouvelle exposition, de pouvoir assister aux différentes étapes de la conception d’une exposition permanente, aussi bien pour les questionnements intellectuels que pour la partie pratique. Il faut prendre en compte les notions à aborder dans l’exposition permanente et les contraintes d’un espace limité.

Qu’aurais tu aimé faire lors de ce stage que tu n’as pas pu faire ?

J’aurais aimé pouvoir être présente au moment de la réalisation concrète des jeux et participer aux réflexions très pragmatiques que cela impliquera.

Il faut que je revienne avant 10 ans pour pouvoir y jouer moi-même ! (NR : la durée de vie de l’ancienne exposition permanente a été de 10 ans)

Que souhaiterais-tu faire par la suite ?

Avant de venir en Nouvelle-Calédonie j’avais effectué un stage au Québec, au Musée Stewart de Montréal, c’est un musée de collectionneur à thématique principalement historique. Et j’aimerais bien continuer à acquérir une expérience internationale.

Merci Marion et bonne continuation !