Exposition permanenteMusée Maritime

Visite de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) 08 Novembre 2011.

La station de Nouméa est constituée de 70 sauveteurs permanents. Les stations de Wé et Koumac disposent de 20 bénévoles chacune. Ils appareillent dans les 15 min suivant l'alerte déclenchée par le MRCC (Maritime Rescue Co-ordination Centre), et ils sont disponibles toute l'année 24h/24h, quelles que soient les conditions climatiques.

A l'occasion de la signature d'un projet de jumelage entre la Société Nationale de
Sauvetage en Mer de Nouvelle-Calédonie (S.N.S.M.) et la Royal New Zealand Coast Guards Volunteer de Nouvelle-Zélande, une visite de l'annexe du Musée Maritime a été organisée et effectuée par M. le président du Musée maritime, M. Castet, et la directrice du Musée, Mme Vattier.

Ce projet de jumelage tend à favoriser les domaines de coopération, par exemple l'échange des programmes de formation à la recherche et au sauvetage, l'assistance mutuelle et la mise en place de missions de soutien.

Les délégations de ces 2 associations, dont le président national de RNZCG, Colin Small, ont eu le plaisir de découvrir les réserves du Musée, plus particulièrement la collection duTacite, de la Seine et bien entendu la collection La Pérouse.

 

 

 

Novembre 2012

Rose May Teimpouene en BTS Tourisme fait son stage avec nous pour un mois

Rose May quel est ton parcours?

J'ai passé un bac CGRH, c'est à dire de Communication et Gestion des Ressources Humaines et maintenant je suis en 1ère année de BTS Tourisme. J'ai choisi ce BTS parce que les cours sont intéressants et que j'aimerais travailler dans le domaine du tourisme, en plus ma mère a un gite à Hienghène.

Qu'est ce qui te motive dans tes études?

J'aime bien les cours mais aussi les stages. Avec les stages on est plus dans la pratique professionnelle, on découvre le monde du travail.

J'avais fait un stage au Point Info de Bourail puis également au Musée de Bourail. Au musée, on a préparé les expositions pour le mois du patrimoine et aussi des petits questionnaires pour les classes en visite. On m'a aussi montré comment faire une visite guidée, j'ai beaucoup aimé.

Tu fais maintenant un stage au Musée maritime. Que dois-tu y faire?

Mon stage comprend un volet gestion de l'information, je devais répertorier tous les sites internet qui parlent du Musée maritime. C'était intéressant de voir que les informations n'étaient pas les mêmes en fonction des sites et de voir qui parle du musée aussi. Le second volet a plus trait à on et surtout d'imaginer des jeux pour l'espace enfants famille du module 4, celui qui concerne La Pérouse.

Qu'as tu découvert dans ce stage?

Ce que j'ai découvert dans ce stage c'est comment réaliser un évènement, comment organiser des jeux dans l'espace enfants famille... comment on travaille pour réaliser des expositions... de voir aussi comment fonctionne un musée en général. C'était bien de voir la cohésion dans l'équipe du Musée, vous vous entendez bien, j'ai bien aimé travailler sur le module 4, cela m'a permis d'en connaître davantage sur l'histoire de La Pérouse.

Et puis je viens d'un endroit loin de la mer et j'aime bien découvrir les objets maritimes que je ne connais pas, comme un sextant. L'histoire maritime cela fait partie de l'histoire aussi.

Que voudrais-tu faire plus tard?

Si j'ai mon BTS, je voudrais faire un séjour de 3 mois en Nouvelle-Zélande pour améliorer mon anglais. Puis j'aimerais faire des études en France pour obtenir une licence de guide.

 

Henri Gama, conseiller artistique depuis 25 ans, a rejoint l’équipe du musée pour son projet de réaménagement. Nous recueillons ses impressions sur sa mission…

Henri, en quoi consiste ton métier de conseiller artistique ?

Mon métier a de multiples vocations. D’un côté j’exerce avec des associations, des musées, des fondations, des administrations ou des entreprises et de l’autre des créateurs et en particulier des artistes plasticiens. Mon métier consiste à monter des projets évènementiels, des expositions par exemple, à gérer des budgets, à travailler également à la promotion de ces projets. C’est être à la fois dans l’aspect créatif et dans l’aspect diffusion.

Peux-tu nous parler de certaines de tes missions antérieures?

Pendant près de 15 ans j’ai exercé en indépendant à Paris et j’ai monté beaucoup de projets en France mais aussi à l’international. En 2001 j’ai été recruté par le Centre Culturel Tjibaou pour diriger le département des « Arts plastiques et Expositions ». J'y suis resté cinq ans. J’ai ensuite intégré la direction de la culture de la Province Sud pendant près de 2 ans, en tant que chargé d’actions culturelles. Et depuis 2009 je suis installé en professionnel libéral sur le territoire. Une de mes dernières missions a été d’être coordinateur général de l’évènement « Quais des Arts » dans le cadre du dernier festival des arts mélanésiens. Je suis également rédacteur en chef et créateur du journal « Les Arts bougent ».

Tu fais partie de l’équipe scénographie de la nouvelle exposition du Musée maritime de Nouvelle-Calédonie, quel y est ton rôle ?

Mon rôle dans cette équipe est de piloter la scénographie. Coordonner toute une équipe en lien avec le Musée, les architectes chargés du projet et les graphistes. Je suis un pont entre les différentes équipes.

L’équipe de scénographie à proprement parlé est constituée de Laurent Lange, pour les créations lumières, Terance Barnes, pour les créations relative aux espaces dédiés aux enfants, François Uzan pour le soclage des objets (fabriquer le système sur lequel reposera l’objet) et Philippe Bernard qui réalisera les décors et certains dispositifs scénographiques.  La scénographie consiste à mettre en scène les objets de façon attractive. L'objectif est de respecter le sens voulu par la muséographie et de le transmettre au plus grand nombre.

En fait la base est le cahier des charges de l’équipe de muséographie du Musée constituée par Valérie Vattier, la directrice du Musée, et Annie Marderos, muséographe. Ma mission pour résumé consiste donc à vérifier la conformité du projet par rapport aux exigences du cahier des charges muséographiques, à assurer la coordination entre les différentes équipes et enfin faire en sorte que l'on respecte les délais et le budget.

Comment inter-réagis tu entre l’équipe du Musée Maritime, l’équipe scénographie et celle des architectes ?

On a différents modes de travail. En amont il y a un travail avec l’équipe du musée, de façon à bien déterminer quels sont les enjeux à travers différents modules prévus. En premier lieu il est nécessaire de tracer une esquisse de ce que sera cette exposition permanente. Dans un deuxième temps, cette esquisse sera traduite en volume par les architectes.

Puis simultanément avec l’équipe scénographie on engage une réflexion et un travail sur l'aspect esthétique sans jamais perdre de vue les intentions de l’équipe muséographique. Dans des projets de ce type, on a des contraintes que l’on découvre au fur et à mesure que le projet avance. Par exemple, le Musée est un Etablissement Recevant du Public (ERP), il doit donc respecter des normes pour recevoir du public. Cette contrainte peut nous amener à adapter notre projet ou à revoir nos copies. D’où l’importance du travail d’équipe, chacun à des compétences spécifiques, on doit tous travailler ensemble pour pouvoir avancer. Chacun doit percevoir la globalité du projet.

Autre exemple, certains objets incontournables demandent des manipulations ou des critères de stockage particuliers dont il faudra tenir compte dans la scénographie.

Le projet est intéressant, tu peux nous en dire deux mots ?

Oui il est passionnant. Initialement  je connaissais mal la collection du Musée ! Je dois donc m’intéresser à ces objets, à leur histoire. C'est une découverte souvent émouvante. Plus on avance et plus c’est motivant, on découvre que même un objet en piteux état peut raconter énormément de choses. On est dans un registre complètement différent par rapport à une exposition artistique.C’est bien sûr l’histoire que l’on connait de l’objet qui me touche mais plus encore sa force évocatrice qui peut m'entraîner dans des rêveries hors du temps. Il y a aussi des périodes dans l’histoire maritime qui sont encore entourées de mystère, par exemple l’expédition La Pérouse, la période des découvertes et des grandes expéditions.

Je souhaiterais que la scénographie de cette exposition puisse permettre au public d’aller plus loin, qu'elle lui donne envie d’en connaitre davantage. Il y aura d’ailleurs un module « Pour aller plus loin », avec de la documentation qui précisera certaines thématiques. Un musée c'est aussi cela : mettre en lumière certaines parts d'ombre.

On connait l’ancienne exposition permanente du musée, quelles seront les nouveautés dans ce projet ?

Certes on va retrouver des objets qui ont été déjà vu par des visiteurs.  L'objectif de l'exposition est d'être fidèle à l'histoire tout en offrant une autre lecture. Le fil conducteur du projet est de décliner  les différents modules autour d'un axe :« relier-être relié ». C'est à dire évoquer les hommes de ce pays sous l'angle commun de l’histoire maritime. Ceux qui sont venus, ceux qui sont repartis par les voies maritimes. Parler des objets c’est aussi parler des hommes. Ce sont d’abord les hommes qui font les bateaux et qui les utilisent !

Ce qui me plait dans cette aventure c’est le travail d’équipe dans un objectif commun. Proposer quelque chose qui aille en direction du public d'aujourd'hui. Etre en médiation avec des gens complètements différents et avec des compétences différentes, on est tous dans le même bateau et on va arriver ensemble !

 

Portrait de Gilbert Castet, président du Musée maritime, mai 2012

M. le président, depuis quand êtes-vous membre de l’association du Musée Maritime de Nouvelle-Calédonie ?

Depuis 1999, c'est-à-dire depuis son ouverture. J’étais depuis 1996 membre de Fortunes de Mer et de Salomon. En 2000 j’ai été élu président de Fortunes de Mer et j’ai occupé ce poste jusqu’en 2009. Dans les statuts des deux associations, avait été prévu la réalisation d’un musée. Les reliques provenant des fouilles sous-marines, les documents, les archives ont vocation à être exposés dans des buts culturels et pédagogiques. C’est donc une association qui s’est constituée, cela présente l’avantage d’une certaine autonomie puisqu’elle est souveraine dans son fonctionnement. C’est une difficulté au quotidien que la quête de ressources. Le musée est heureusement très soutenu tout d’abord par le Port Autonome de Nouvelle Calédonie et d’autres partenaires, le Gouvernement, la Province Sud, la Ville de Nouméa, Enercal, la SLN.

Pouvez-vous nous expliquer le lien actuel entre les associations Fortunes de Mer et Salomon et le Musée Maritime?

Les membres des Associations Fortunes de Mer Calédoniennes et Salomon sont pratiquement tous membres de l’association Musée Maritime de Nouvelle-Calédonie.

Il y a là une cohérence. En effet, le mobilier archéologique issu des campagnes de fouilles Fortunes de Mer est systématiquement confié pour traitement, conservation, restauration et éventuelle exposition au Musée Maritime. On ne peut pas se passionner pour l’histoire maritime, pour les recherches sous-marines et ne pas maintenir le lien avec le musée qui assure la suite logique des opérations.

Pour ce qui est de la collection La Pérouse, provenant des campagnes menées par Salomon à Vanikoro, l’Etat français a affiché, sa propriété des reliques extraites lors des huit campagnes de fouilles réalisées. Le musée s'est vu confier la quasi-totalité de ces pièces. Les plus représentatives, les plus belles, seront exposées ici même.

Depuis quand exercez-vous la fonction de Président de l’association du Musée Maritime et en quoi consiste votre rôle au Musée?

Je suis président de l’association depuis deux ans, celle-ci fonctionne selon les règles habituelles mais la quantité des activités, la permanence indispensable face à l’accueil de public, les compétences nécessaires pour le traitement et la restauration des objets, toutes ces spécificités entraînent l’obligation d’une équipe permanente conduite par Valérie Vattier, directrice. Les deux structures, le bureau de l’association et cette équipe, collaborent parfaitement pour assurer le fonctionnement optimum.

Le Musée Maritime est fermé depuis plus de 2 ans et travaille activement à sa réouverture. Pouvez-vous nous parler du projet de réaménagement du Musée ?

Ouvert au public en 1999, le musée avait affiché une image, une personnalité. Il avait aussi à de nombreuses reprises, réalisé des expositions temporaires très appréciées. Dix ans de fonctionnement méritaient un rajeunissement de l’exposition permanente. Ce travail du fond et de la forme est en cours d’achèvement. L’association et l’équipe du musée se sont adressées à des spécialistes de la muséographie, de la scénographie et leurs propositions ont permis la mise sur pied du projet en cours. A cela s’ajoute une extension du bâtiment, l’application rigoureuse des règles concernant la sécurité des visiteurs mais aussi celles de la conservation du mobilier archéologique. Tout cela avance à grands pas.

Et enfin question que tout le monde attend, quand le musée ré-ouvrira-t-il ses portes ?

Une date précise est difficile à fixer aujourd’hui. Les entreprises, les scénographes, les personnels du musée, tout le monde travaille pour que, au début du dernier trimestre de cette année, vous soyez émerveillés par la visite que vous avez tant attendue.

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Le 3 juillet 1846, la corvette la Seine fait naufrage dans la passe de Pouébo. 166 ans plus tard, une descendante d'un des deux matelots déserteurs de la Seine visite le Musée.

Un peu d'histoire...

Deux mois après le naufrage de la corvette la Seine, le baleinier anglais Arabian rapatrie le commandant Leconte avec le dernier contingent de son équipage à destination de Sydney. Le 1er Octobre, le navire arrive en rade de Port Jackson. Le 6 novembre 1846, tous les naufragés sont transférés sur le trois-mâts anglais Berkshire, affrêté par le consul de France. Le jour du départ de Sydney pour Bret, deux marins manquent à l'appel : Etienne et Jean Prosper Fabard....

La descendante des déserteurs à Nouméa...

Le 1er décembre 2012, soit 166 ans plus tard, Elisabeth Kebblewhite et Steve son mari, descendante d'Etienne Fabard, passagers d'un navire de croisière en escale à Nouméa, bénéficient d'une visite privée conduite par Véronique Proner, responsable des collections du Musée maritime, et Pierre Larue, membre de Fortunes de Mer Calédoniennes (AFMC).

Cette courte escale à Nouméa fut un moment fort, partagé entre le couple, les membres de AFMC et du musée maritime. Elisabeth Kebblewhite conclura avec une réelle émotion cette visite mémorable. "Je suis fascinée depuis longtemps, et je connais l'histoire du bateau, mais là, de l'avoir sous les yeux, c'est vivant. C'est comme le Titanic. Nous connaissons tous l'histoire, mais de voir les objets du bateau c'est incroyable."