Créé tout récemment à l’initiative de l’Association Salomon et en partenariat avec le musée maritime de Nouvelle-Calédonie, le site internet http://www.collection-laperouse.fr vient d’être mis en ligne. Il a pour seule ambition de faire connaître cette fabuleuse collection La Pérouse, témoin de l’une des plus grandes expéditions de recherches menées autour du monde au 18eme siècle.

Trois cent soixante photos présentent les plus belles pièces ou les plus significatives qui ont été retrouvées à Vanikoro (Iles Salomon) sur le lieu du naufrage de la Boussole et de l’Astrolabe afin que chaque visiteur puisse les admirer et s’approprier cette richesse.

Ce site livre également à l’intention des chercheurs, historiens ou simples curieux, un inventaire général du fonds La Pérouse qui reprend l’ensemble des objets collectés à Vanikoro de 1827 (Peter Dillon) à nos jours soit environ 4600 fiches d’inventaire qui témoignent de l’importance scientifique et muséographique de cette collection.

Une page comprenant une large bibliographie sur La Pérouse (environ 1200 références) devrait faire le bonheur des bibliophiles et des historiens

Ce site est le fruit de plus de trente cinq années de recherches autour de la fin tragique de l’expédition La Pérouse et s’inscrit dans le désir de transmettre. Il est construit sur des informations recueillies aux sources mêmes de l’Histoire (documents d’archives, traditions orales, presse ancienne, rapports officiels de fouilles, témoignages des collecteurs etc.). Il est bien évidemment perfectible et des mises à jour seront faites périodiquement en fonction des suggestions qui s’avéreront pertinentes pour son enrichissement.

C'est là un bel hommage rendu à La Pérouse, de Langle et les autres. Ils avaient bien besoin de ce petit coup de pouce pour s'ancrer définitivement dans l'Histoire.

Alain Conan

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En relation permanente avec ces deux associations, le Musée assure une mission de conservation des objets collectés au cours des différentes campagnes de fouilles.

A ce titre, il est chargé de l’inventaire (identification et description de chaque objet sur supports papier et informatique), du traitement (création en 1999 d’un laboratoire de traitement des objets, sous la responsabilité de Véronique Proner), du stockage et des recherches menées sur les objets.  Il gère également la présentation au public de ces collections au travers d’expositions locales sur son site ou itinérantes dans la zone ou au-delà de l’océan pacifique.

Depuis sa création en 1999, il intervient activement lors des campagnes de fouilles menées à Vanikoro. Sa présence s’est traduite par la mise en place systématique d’une cellule de conservation-restauration in situ.

En 1999

Plus de 300 objets ont  ainsi été inventoriés, préventivement traités et conditionnés par Véronique Proner. Lors de cette campagne, plusieurs objets remarquables furent remontés, tel un graphomètre, un pied de Roi ou la fourchette en argent de Fleuriot de Langle qui fut traitée et expertisée sur place.

En 2003

Jean-Bernard Mémet, ingénieur d’Arc’Antique est détaché afin d’assurer le suivi, le conditionnement et l’analyse des objets provenant des sites dits de la faille et de la fausse passe. Valérie Vattier, directrice du Musée a pu l’assister dans cette tâche dans le laboratoire installé à bord de l’Alis. Environ 450 objets archéologiques ont ainsi été identifiés. Parmi eux un squelette humain en parfait état de conservation. Après avoir été minutieusement conditionné, il fut dessalé sous contrôle puis expédié au laboratoire d’Arc’Antique avant analyse.

Soulignons par ailleurs la présence d’objets particulièrement intéressants : un pierrier qui révéla, après traitement, plusieurs inscriptions, une jarre qui a pu être intégralement restaurée, un pistolet, un sceau et un bouton portant des initiales.

Ces pièces font actuellement l’objet de recherches approfondies qui pourraient fournir de précieux renseignements concernant notamment l’identification des épaves.

En 2005

Pour cette campagne, une équipe de conservation très étoffée a été mise en place.  En effet, le Musée Maritime était représenté par son président Jean-Paul Mugnier, plongeur également membre des deux associations précitées, sa directrice Valérie Vattier et la responsable du laboratoire Véronique Proner qui, en 2004, avait pu se perfectionner aux techniques de restauration en suivant une formation de 6 semaines auprès d’Arc’Antique et du DRASSM dans le cadre d’une convention d’assistance signée avec le Musée .

L’équipe chargée de la conservation a été complétée par  Alessandro Ingoglia, conservateur-restaurateur mis à disposition par le DRASSM. De même qu’en 2003, Jean-Bernard Mémet a été détaché par Arc’Antique pour un soutien technique.

Le Musée Maritime conserve et gère aujourd’hui plus de 4200 objets provenant essentiellement des campagnes de fouilles archéologiques menées par les Associations Fortunes de Mer et Salomon. La gestion informatique systématique de l’ensemble des collections a débuté en 2005.

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