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Pour connaître les événements qui auront lieu au musée maritime de mars à juin 2018

 

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En ce 8 mars, journée de la femme, nous mettons en valeur une femme capitaine! Céline Helmy est la seule femme capitaine au Mary-D, une petite entreprise familiale bien ancrée dans le paysage touristique et maritime calédonien. Après 10 ans passés aux commandes des navires de la flotte, elle nous fait part de sa passion et de ses projets. Un véritable engagement au service de la mer !

Capitaine de navire … ce n’est pas si courant pour une femme. Avez-vous toujours souhaité faire ce métier ?

Aussi loin que je puisse me souvenir, j’ai toujours eu envie de naviguer. J’ai grandi sur les bateaux, cela a certainement contribué à ce désir. Et puis, mon père était aussi capitaine au Mary-D. Donc naturellement, j’ai voulu commander un navire !

Quel parcours avez-vous suivi pour devenir capitaine ?  

Après une licence en communication, j’ai passé mon brevet de Capitaine 500 en Nouvelle-Zélande pendant un an. Mais pour valider ce brevet, j’ai travaillé sur des yachts pendant 3 ans en Europe et aux Antilles. Je suis enfin revenue en Nouvelle-Calédonie en 2007 pour intégrer l’entreprise familiale mais n’ayant pas assez d’expérience pour commander des navires avec passagers, j’ai dû poursuivre ma formation à bord pendant plus d’un an.

En tant que femme capitaine, comment êtes-vous perçue dans l’équipe?

En fait, j’ai beaucoup de chance car on a une très bonne équipe ! Mais il est clair qu’au début, il faut faire ses preuves, il faut mériter le respect de l’équipage. Sans ce respect, il est impossible de commander un bateau puisque le capitaine est le seul responsable à bord pour les passagers et les membres d’équipage. Si le personnel ne suit pas, c’est la catastrophe. Cela passe par plus de travail, plus de temps, plus d’exercices pour montrer qu’on est capable et que tout va bien se passer même si on est une femme !

L’équipage d’un navire comprend combien de personnes ?

Pour les rotations vers l’ilot Amédée, qui est notre principale destination, l’équipage minimum est de huit personnes, mais il faut compter aussi le personnel pour les animations à la journée, ce qui fait au total une quinzaine de personnes. En fait, nous sommes tous très polyvalents ! Le personnel non marin est habilité à assurer la sécurité des passagers et l’équipage est impliqué dans les animations, par exemple dans la préparation des repas. Et puis, en tant que capitaine, je suis aussi responsable de la journée sur l’îlot pour l’équipage et les passagers.

Entre 20 et 25 000 passagers sont débarqués chaque année sur l’îlot, cela représente un flux important de visiteurs. Avez-vous également un rôle à jouer pour préserver cet environnement si précieux ?

Sur l’îlot Amédée, nous avons un partenariat avec l’aquarium pour sensibiliser les passagers au fait que l’on soit dans une réserve. On travaille sur l’éducation pour qu’ils respectent l’environnement. Par exemple, jeter les déchets dans les poubelles, ne pas marcher sur les coraux, ne pas pêcher les poissons... C’est un travail de fond. La sensibilisation est d’autant plus importante qu’il y a une grande zone de nidification des sternes néréis sur l’îlot, une espèce peu répandue dans le monde. L’aquarium a vraiment ce rôle pédagogique sur la protection et nous avons de bons retours sur leur animation qui est très appréciée.

Le respect de l’environnement marin semble être une cause importante pour vous…

Oui, d’ailleurs je vais bientôt embarquer sur un navire de l’organisation Sea Shepherd en tant que capitaine en second. La mission consistera à patrouiller sur la mer Cortez, sur la côte ouest du Mexique, pour retirer les filets de pêches des braconniers. Car la pêche est interdite dans cette zone afin de protéger le Vaquita, un dauphin en voie de disparition. Ce dauphin sédentaire, endémique à cette zone, a le taux de reproduction le plus lent des dauphins et il ne reste plus qu’une trentaine de couples, d’où l’importance de les protéger.

Comment avez-vous été recrutée pour cette mission ?

L’opération Milagro, c’est son nom, est reconduite tous les ans et dure de 4 à 5 mois. Je me suis inscrite il y a un peu plus d’un an et j’ai été ravie d’avoir été acceptée ! Je pars pour deux mois et nous serons environ une vingtaine de personnes à bord venant du monde entier, équipage et scientifiques. Cette mission va être une expérience très enrichissante pour moi !

 

Excellente nouvelle! Le musée maritime est lauréat des Nickels de l'Initiative/SLN 2017! Le musée a su convaincre et partager son enthousiasme pour le projet "A toi de jouer" qui sera réalisé en collaboration avec la Hutte en Chantier (Terence Barnes). Un nouveau dispositif dédié aux enfants, en particulier aux plus petits, verra le jour prochainement au musée. Dispositif ludique qui permettra aux enfants d'apprendre tout en s'amusant! Un grand merci à SLN - Le Nickel !

Ph. P. Doniguian

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Pour la deuxième année consécutive, TripAdvisor décerne le certificat d'Excellence au musée maritime de Nouvelle-Calédonie pour l'année 2017!

 

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Un dramatique événement est survenu. Le 6 mars, Alain Conan appareille sur son navire Mea Culpa. Il est seul, il fait beau, il n'est attendu que l'après-midi au musée maritime.

Vers 13h, Kathy son épouse, inquiète de ce qui semble un retard, prévient leur fils Gaël. Ce dernier, entame immédiatement une recherche aérienne et donne l'alerte. Le bateau est repéré, mouillé sur le récif Sournois. Il apparaît qu'Alain a effectué une plongée. Echelle à poste, pendeur de récupération du matériel en place. Les recherches se poursuivront toute la journée. Le lendemain, des recherches aériennes seront entreprises, étendues par le Guardian de la Marine nationale.

Les conditions de mer sont exceptionnellement favorables sur ce récif. Les plongeurs de la Gendarmerie maritime ratissent toute la zone. Des plongeurs de l'association Fortunes de Mer Calédoniennes participent à ces recherches. En fin de journée, le MRCC, en accord avec la famille, décident d'arrêter les recherches.

Les soutiens et les témoignages affluent. Alain Conan, avait mené une brillante carrière professionnelle, mais c'est dans d'autres domaines que sa notoriété s'est étendue. En 1981, il crée l'Association Salomon. La bande de copains a mené, sous sa direction, huit expéditions à Vanikoro. Les réponses apportées au mystère La Pérouse, ont été appréciées par l'Etat. Les ministères de la Défense et de la Culture ont soutenu les dernières campagnes et la Marine nationale y a participé.

Deux ouvrages importants ont été publiés. Tout récemment créé, un site montre au monde entier la qualité de ces travaux (http://www.collection-laperouse.fr). Le riche mobilier extrait des épaves représente une partie importante des collections du musée maritime de Nouvelle-Calédonie qu'Alain avait contribué à créer avec Fortunes de Mer. En 2016, il a été promu Officier de la Légion d'Honneur.

Mais il convient également de rappeler tout particulièrement son engagement au sein de l'association Fortunes de Mer Calédoniennes. Cette association dont le fondateur n'est autre que Raymond Proner accompagné des premiers membres, Denis, les Jean-Pierre et d'autres. Seuls les plus anciens se souviendront des campagnes aux Chesterfield, sur Elusive, de la découverte de l'Emile Renouf avec La Gazelle. Et Riquet à bord...

Gilbert Castet 

Président du musée maritime de Nouvelle-Calédonie

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