Exposition permanenteMusée Maritime

Histoires de pêcheurs de Nouvelle-Calédonie

Causerie de Matthieu Juncker, docteur en écologie marine

Jeudi 23 août 2018 à 18h (entrée libre dans la limite des places disponibles, durée env. 1h)

La Nouvelle-Calédonie est une terre de pêcheurs...

Partout dans les villages et tribus du bord de mer, la pêche occupe un espace fantastique. Moyen de subsistance pour certain, loisir, passion ou travail pour d'autres, la pêche est pour tous et tous sont pour la pêche!

Aujourd'hui ces pêcheurs de Nouvelle-Calédonie nous révèlent les mystères des mondes aquatiques. Et c'est là un cadeau extraordinaire lorsque l'on sait la discrétion et la retenue qui caractérisent les pêcheurs.

A travers des témoignages de pêcheurs de l'archipel, le livre Des récifs et des hommes de Matthieu et Bertrand Juncker conte, en mots et en images, les pêches mémorables et les anecdotes savoureuses qui se transmettent au coeur des familles.

Matthieu Juncker nous relate les coulisses de ce projet. Sous la forme d'une présentation richement illustrée de ses photographies et des aquarelles de son père, Bertrand, peintre de talent, il nous confie ces petites histoires qui font de la Nouvelle-Calédonie une mer en partage.

 

Des-recifs-et-des-hommes

Causerie de Jacques Nozeran

Jeudi 26 juillet 2018 à 18h Entrée libre dans la limite des places disponibles (durée env 1h)

Ils ont fait rêver des générations de voyageurs, ces paquebots mixtes du temps d'avant, du temps où l'on partait au fil de l'eau, pour des voyages de plusieurs semaines, transportant à la fois des passagers et marchandises dans tous les ports du globe.

Alliant goût du voyage et efficacité, ils ont rythmé pendant des décennies la vie calédonienne, avant que l'avion ne vienne les détrôner.

Le 7 novembre 1971, le Tahitien arrive à Marseille. Ce navire est le dernier paquebot de la ligne ouverte le 23 novembre 1882 par le Natal, la fin de 89 années de l'histoire maritime de la Nouvelle-Calédonie et d'histoires de ces navires. Pour beaucoup, l'arrêt de cette ligne fut ressenti avec émotion et tristesse, l'évocation de ces voyages étant souvent empreinte de nostalgie...

A l'appui d'un diaporama richement illustré, Jacques Nozeran, ancien naviguant ayant exercé 40 ans dans la Marine marchande, vous propose de revivre la page d'une belle histoire avant qu'elle ne disparaisse à tout jamais de nos mémoires, celle du temps où l'on savait laisser du temps au temps.

01 img204 Paquebot

Conférence de Christiane Angibous-Esnault, chercheur d'Arkeotopia, avec la collaboration de Philippe Houdret, président de Fortunes de Mer Calédoniennes

Jeudi 2 août à 18h (entrée libre dans la limite des places disponibles, durée env 1h)

Rien ne prédisposait Arkéotopia, une autre voie pour l'archéologie, basée en métropole, à se pencher sur le destin de l'Aventure, corvette dont le 1er gouverneur de Nouvelle-Calédonie, Eugène du Bouzet, avait pris le commandement au départ de Brest en 1854.

Et pourtant, l'un de ses membres, au cours d'une soirée discussion sur les épaves, en vint à signaler qu'il était le découvreur de ce grand voilier de 43 m naufragé à l'Ile des Pins en avril 1855.

De fil en aiguille, le dossier s'est enrichi considérablement amenant Arkéotopia à s'associer avec Fortunes de Mer Calédoniennes qui connaissait déjà l'épave, pour mener à bien ensemble une mission de fouilles sur l'Aventure et sur le campement des naufragés.

Tout juste revenue de la campagne de fouilles, l'équipe présentera en avant-première une partie des résultats. Mais c'est aussi cette aventure humaine et scientifique, depuis l'histoire du bateau, les premières fouilles de 1975 et jusqu'à la Mission Aventure de juillet 2018, que Christiane Angibous-Esnault, en charge des recherches pour cette mission, ainsi que Philippe Houdret et son équipe de l'association Fortunes de Mer Calédoniennes vous proposent de revivre.

          Fouille 1975, remontée d'une ancre à jas. Ph. Banuls P. Archives personnelles Fouille 1975, remontée d'une ancre à jas. Ph. Banuls P. Archives personnelles

 

Conférence de Gilbert Castet, président du musée maritime de Nouvelle-Calédonie

Jeudi 14 juin à 18h, entrée libre dans la limite des places disponibles (durée env.1h)

James Cook (1728-1779), officier de marine britannique, est considéré comme l'un des plus grands explorateurs de tous les temps. Et pourtant rien ne le prédestinait à une telle gloire!

D'origine modeste, Cook s'engage dans la Royal Navy en 1756 afin de réaliser son rêve. Tout d'abord embauché comme mousse, il se montre particulièrement doué pour la cartographie et finit par accéder rapidement au commandement d'un navire.

Remarqué par la Royal Navy, il est choisi en 1768 pour entreprendre un voyage de circumnavigation dont les objectifs sont d'observer le passage de Vénus devant le soleil à Tahiti et de trouver l'hypothétique continent austral. Deux autres expéditions suivront qui bouleverseront durablement les connaissances en matière de navigation, d'astronomie, de sciences naturelles et d'ethnologie.

Gilbert Castet vous invite à revivre le parcours prodigieux de ce navigateur européen, célèbre entre tous, qui découvre la Nouvelle-Calédonie en 1774 lors de son 2nd voyage d'exploration.

          James Cook par Nathaniel Dance, National Maritime Museum Greenwich James Cook par Nathaniel Dance, National Maritime Museum Greenwich

 

Conférence par le professeur Gabriel Valet de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer

Jeudi 24 mai 2018 à 18h, entrée libre dans la limite des places disponibles, durée env. 1h

Au début de 1788, il y a 230 ans à Botany Bay, sur la côte sud-est australienne, la "First Fleet" arrive avec ses 11 navires, ses 732 convicts britanniques, des administrateurs civils et...le captain Arthur Phillip (1738-1814).

La colonisation de la Nouvelle-Hollande vient de débuter.

Arthur Phillip choisit pour l'installation de la colonie le site que James Cook avait découvert en 1770, au dessus-de Botany Bay, et que le grand navigateur avait dénommé Port-Jackson. Arthur Phillip, le 1er gouverneur de la Nouvelle-Galles du Sud, l'appellera Sydney, en l'honneur de Lord Sydney, alors Secrétaire d'Etat à l'Intérieur.

Douze ans après Sydney, la ville de Hobart est fondée, du nom du Secrétaire d'Etat à la Guerre et aux Colonies. Ralph Darling, gouverneur de son état, donnera son nom à des dizaines de toponymes, Darling river, Darling Harbour, Darlington, Darlinghurst etc...

Gabriel Valet vous relatera avec passion la dénomination de toutes ces villes, fleuves, caps, vallées et autres dont les noms nous sont, aujourd'hui, familiers et qui sont très spécifiques de la magnifique île-continent voisine, tant appréciée des Calédoniens.

 

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