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Portraits et Témoignages

Cette rubrique vous offre un choix de témoignages ou de portraits audio de personnages contemporains
de Nouvelle-Calédonie racontant leur histoire et leur vécu sur un sujet maritime.
Pour plus de clarté,  vous pouvez écouter les témoignages tout en les lisant.
Cet espace est évolutif et sera progressivement alimenté par de nouveaux récits.

Août 2011…

Il y avait tout un cérémonial sur les feux à pétrole, le feu à vapeur de pétrole tel qu’il existait au phare Amédée par exemple.

Ce cérémonial consistait à préchauffer avec une lampe à alcool le brûleur, après avoir bien évidemment rempli de pétrole les réservoirs, gonflé les bouteilles avec de l’air comprimé au moyen d’une pompe à bras, et préparer le manchon et le générateur. Ce que l’on appelle un générateur est en fait un objet qui permet de gazéifier le pétrole par une réchauffe générée par le brûleur.

Comme au démarrage du feu cette réchauffe n’existe pas puisque le brûleur est éteint, on préchauffe avec des lampes à alcool ; on réchauffe ce brûleur de façon à générer le 1er gaz. Et une fois que le 1er gaz arrive, il s’enflamme à la périphérie du manchon, le portant ainsi à incandescence, ce qui fait l’éclairage du phare. Cela c’était pour le feu à vapeur de pétrole tel qu’il existait au Phare Amédée.

Et au Phare Amédée, comme c’était un système avec une optique fixe, on avait un système à occultation qui était actionné par un système à horlogerie qui est toujours visible d’ailleurs au Musée maritime. Et ce système occultait le feu en tournant autour de ce manchon avec des masques et réalisait ainsi le rythme que l’on connait toujours qui est de 2 éclats pour le Phare Amédée. 

Aujourd’hui le Phare Amédée est complètement électrifié, il fonctionne avec une petite lampe électrique qui fait 150 Watt, et tout son système d’éclairage est alimenté par des batteries elles-mêmes rechargées par un système à modules solaires.