Exposition permanenteMusée MaritimeNDM

Portraits et Témoignages

Cette rubrique vous offre un choix de témoignages ou de portraits audio de personnages contemporains
de Nouvelle-Calédonie racontant leur histoire et leur vécu sur un sujet maritime.
Pour plus de clarté,  vous pouvez écouter les témoignages tout en les lisant.
Cet espace est évolutif et sera progressivement alimenté par de nouveaux récits.

Nov 2012…

Je suis retraité de la Marine nationale et j’ai actuellement plus de 96 ans.

Quand je suis venu ici, tout de suite après la guerre, j’ai appris par hasard, - je l’ignorais, pourtant c’était une grosse affaire -, qu’un marquis breton avait expédié des bateaux en mer de Bismarck dans une des deux îles de Nouvelle-Bretagne pour fonder une colonie de Bretons et de gens qui voulaient s’inscrire et immigrer dans ce coin qui a été nommé Port-Breton.

Alors ceci m’a paru tellement curieux que je suis allé dans le coin et j’ai amassé une quantité de documentation sur ce qui c’était passé. Effectivement, c’est remarquable parce que ça intéresse six bateaux qui ont eu un destin qui était tragique. Beaucoup sont morts dans cette affaire-là ; il voulait monter une affaire de plantation dans les îles de Nouvelle-Guinée, et en particulier en Nouvelle-Bretagne. Pour en parler, il faut vraiment y être allé.

Le Marquis de Ray voulait mettre en place des plantations. Il avait fait venir des Français et des Italiens. C’était après la guerre de 1870, les gens étaient en France un petit peu désœuvré. Son affaire était mal montée et il n’avait pas toutes les permissions voulues non plus, si bien que son affaire n’a pas été une grande réussite. Le lieu était trop petit, ce n’était qu’un coin où l’on ne pouvait faire que des plantations réduites et c’est cela qui a provoqué la mort de beaucoup de ces visiteurs. Il y a un petit cimetière là-bas. Au total, cela faisait un millier de personnes, mais il n’y en a eu que 600 ou 700 qui sont revenus. Cela fait 300, 350 personnes qui sont mortes par le climat, par la façon de vivre là-bas.